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Pionniers et événements

Pionniers et événements

 

Les premiers naturopathes

 

Chomedey de Maisonneuve Robert fonda la maison Robert et fils en 1937. Celle-ci se spécialisait dans les aliments thérapeutiques. Les laboratoires Robert et fils poursuivent toujours leur mission d’origine.

 

En 1944, Louis Turgeon avait élaboré un système basé sur la science des types chimiques. Adrien Gagnon, en 1954, lance la revue Santé naturelle et participe au Mouvement hygiéniste international d’expression française. Il dirige aujourd’hui une importante entreprise de produits naturels. Jacques Baugé-Prévost établit en 1954, l’Ordre des naturothérapeutes du Québec qui fut autorisé officiellement en 1974 à regrouper les personnes pratiquant les médecines douces.

 

Raymond Barbeau, le Père de la naturopathie québécoise, fut le premier à implanter les premières institutions naturopathiques au Québec. Il mit sur pied une véritable organisation pour la naturopathie. Il fonda l’Institut de naturopathie du Québec (INQ). Cette Institution forma les premiers pionniers de la naturopathie.

 

Les événements marquants

 

En 1963, le gouvernement du Québec émettait les lettres patentes d’incorporation de l’Association naturopathique de physiothérapie de la province du Québec (ANPPQ). Les naturopathes à cette époque avaient une vision éclectique et avaient intégré dans leur pratique certaines techniques dont la physiothérapie qui n’était pas reconnue à ce moment. À la tête de cette association, on retrouvait le Dr Hervé Boisvert, Raymond Barbeau, Jean-Marc Brunet et Jacques Baugé-Prévost. Puis en 1969, l’ANPPQ devint le Collège des naturopathes du Québec (CNQ). On avait alors retiré la pratique de la physiothérapie de l’association. Le Dr Barbeau dirigea ce regroupement exclusivement composé de naturopathes.

 

En 1970, la Commission d’enquête sur la santé et le bien-être social établit que les naturopathes, compte tenu de la spécificité de leur pratique, ne nécessitaient pas d’études spécifiques, ni de statut professionnel mais pouvaient bénéficier de la possibilité de se regrouper en association.

 

Dans les années 70, le Dr Jean-Marc Brunet créa la chaîne de magasins Le naturiste et fonda l’Ordre naturiste social de St-Jean l’Évangéliste. Cet ordre parrainera l’Institut naturopathique que dirige alors le Dr Guy Bohémier. Plusieurs naturopathes graduèrent de cette école, dont le très connu Gilles Parent, qui a su transmettre sa passion pour la médecine orthomoléculaire.

 

Dans les années 80, on assista à la période la plus active de ce courant. Plusieurs institutions naturopathiques virent le jour, ainsi que des associations professionnelles qui concurrencèrent à l’époque le Collège des naturopathes du Québec.

 

Un symposium à l’Université du Québec à Montréal en 1985 sur le thème des médecines douces eut lieu. Le député Gérald Godin, ministre au gouvernement du Québec, fut invité pour le discours d’ouverture. Il fait alors référence aux coûts de santé de plus en plus prohibitifs auquel le gouvernement devrait mettre un terme. La naturopathie offre une alternative intéressante à ce problème. Il indique que le Québec est en retard par rapport à d’autres provinces canadiennes où l’on reconnaît la discipline.

 

Il représentait le gouvernement péquiste qui était alors en poste, mais qui perdit ses élections par la suite. Cela mis un terme à leur intention d’établir une législation pour les médecines douces. Dix ans plus tard, le gouvernement péquiste revient au pouvoir et il semble, selon le contenu de leur programme politique, que cette volonté est toujours présente. En 1988, L’École d’enseignement supérieur de naturopathie du Québec (EESNQ) voit le jour.

 

En 1992, l’Office des Professions du Québec (OPQ) ordonne une enquête suite aux demandes de reconnaissance de la part de différentes pratiques alternatives. Celui-ci recommande la récupération des pratiques alternatives par les Corporations professionnelles déjà constituées. Cette proposition fut jugée non inacceptable par le réseau.

 

En 1993, la Commission des affaires sociales procède à une consultation générale sur les thérapies alternatives. Les résultats démontrent que près d’un Québécois sur deux, soit 45 % de la population, a expérimenté une thérapie alternative. On attend toujours les recommandations devant découler de cette Commission parlementaire.

 

En décembre 1993, l’Association des diplômés en naturopathie du Québec reçoit sa charte. Cette association ne regroupe que des naturopathes et est indépendante des écoles et des laboratoires de produits naturels. Elle poursuit 4 objectifs :

    •  promouvoir la naturopathie auprès de la population
    •  faire reconnaître la profession de naturopathe auprès du gouvernement
    •  assurer une formation de qualité en accréditant les écoles offrant un programme avancé
    •  regrouper tous les naturopathes du Québec

 

En 1994, face à la lenteur des procédures de reconnaissance, l’ANAQ se joint aux homéopathes (Syndicat professionnel des homéopathes du Québec) et aux ostéopathes (Registre des ostéopathes du Québec) pour former le regroupement pour l’encadrement des pratiques alternatives (RENPA). Celui-ci dépose au parlement un projet de loi privé (projet de loi 205) qui propose la formation d’une régie ou d’un conseil pour encadrer les pratiques alternatives.

 

En novembre 1994, un Symposium rassemble toutes les institutions naturopathiques du Québec et les invite à mettre de coté leurs intérêts personnels pour discuter de l’avenir de la profession. On parle alors de la création d’un Conseil des thérapies alternatives. Un important projet de loi a été déposé à la suite de cette rencontre, en mars 1994, qui visait l’implantation d’un tronc commun de formation dans les écoles, la mise en place d’examens de vérification de connaissances afin de pouvoir inscrire les membres dans les registres, l’instigation d’une période probatoire de trois ans aux nouveaux, l’inscription obligatoire des membres au registre après leur période de probation et l’organisation de formation de mise à jour tous les 5 ans.

 

En septembre 1995, un Comité ministériel est formé pour étudier les différentes solutions éventuelles pour la reconnaissance. En décembre 1995, L’ANAQ devient officiellement membre de la Fédération des professionnèles de la Centrale des syndicats nationaux (CSN). Un nouveau rapport de force s’installe dans la négociation pour la reconnaissance de la profession. En octobre 2006, lors de l’Assemblée générale annuelle des membres de l’ANAQ, les membres de cette association votent en faveur de la désaffiliation de la CSN. Depuis, ils font cavalier seul dans la démarche de la reconnaissance de la profession.

 

Référence: MAGNY, Jean-Claude n.d., La naturopathie apprivoisée, Éditions de Mortagne, Boucherville, 1996.